L’école de leur choix

Dans la vie d'un enfant handicapé et de sa famille, la scolarisation dans l’école de son choix, représente plus qu’une histoire d’intégration ou inclusion. C’est un choix de vie.
Ce choix de vie concerne le développement de l'enfant handicapé moteur et, parce que les interactions sont systémiques, il implique celui de ses camarades de classe, de son enseignant, de sa famille et des professionnels qui l’accompagnent.

Sa scolarité se prépare et s’accompagne d’une adaptation qui tient compte des besoins des élèves, du corps enseignant et des accompagnants.

Cette préparation implique tous les acteurs concernés : l'enfant handicapé, ses parents, ses enseignants, les autres élèves et tous les membres de l’équipe pédagogique. Une relation de confiance entre chacun d’eux s’impose tout autant qu’une responsabilisation de l’enfant handicapé. Pour le matériel nécessaire à son apprentissage scolaire, il est à considérer globalement comme un enfant mais aussi dans sa singularité. Lire avec un document agrandi, écrire avec un PC, effectuer des opérations mathématiques avec une machine à calculer, passer les épreuves avec davantage de temps.

L’enseignant a suivi une formation en pédagogie pour transmettre un savoir à des élèves considérés comme « valides ». Cependant vu le nombre d’élèves par classe, les évaluations et les régulations dans le processus d’apprentissage de l’enfant handicapé moteur devraient être dévolues à une tierce personne qui en déchargerait ainsi l’enseignant. Pour un handicap léger, un ergothérapeute et/ou un logopède et/ou un camarade de classe permettraient les régulations nécessaires pour la scolarisation de l’élève avec déficience motrice.

Pour un handicap plus lourd, c’est l’intervention d’une tierce personne, l’auxiliaire de vie scolaire, AVS, qui permettrait ces régulations et la poursuite de la scolarisation au sein de l’école choisie. L’AVS interviendrait dès lors que le besoin apparaitrait.

Pour la poursuite de la scolarisation de l’élève avec un handicap moteur, l’AVS intègre l’équipe pédagogique et ses partenaires, le service d'aide « à l’intégration », le Centre psycho-médico-social. D'autres partenaires sont à identifier en fonction des besoins de l'enseignant dans le projet d’apprentissage de l’élève en particulier. Par exemple : une puéricultrice pour les enfants nécessitant un nursing.

En classe, en concertation avec l’enseignant, l’AVS aide l’élève avec un handicap moteur à placer et manipuler le matériel nécessaire pour écrire notamment. En période de récréation et en sorties scolaires, l’AVS aide dans tous les gestes que l’enfant ne peut réaliser seul. L’AVS permet une participation de l’élève dans les activités qui enrichissent les apprentissages scolaires.

Faute de disposer d’un AVS dans une structure existante ou lorsque le nombre de périodes nécessaires pour l’obtention d’un AVS est insuffisant, les parents font appel à l’asbl C.E.L.I.A.. Cette dernière propose une liste d’écoles qui accueillent tous les enfants, dites « inclusives ». Dans la mesure de ses moyens, elle propose un AVS avec un contrat de travail, de volontariat ou de stage.